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Jérémie Porsan-Clémenté : "L'OM ? Je ne regrette rien" (exclu Madein)

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Jérémie Porsan-Clémenté se confie
Jérémie Porsan-Clémenté se confie

Au cours d'un long entretien pour MadeInFOOT, Jérémie Porsan-Clémenté s'est longuement penché sur son aventure à l'OM, terminée en juin 2017 après sa fin de contrat. L'ancien joyau de la formation phocéenne évoque son arrivée au club, ses premiers pas chez les professionnels sous Bielsa et son départ.


MadeInFOOT : Jérémie vous rappelez-vous de votre première apparition en pro de votre carrière ? Un OM-Montpellier à seulement 16 ans, en 2014-2015, sous les ordres de Bielsa…
Jérémie Porsan-Clémente : "Oui, c’était contre Montpellier à 16 ans. J’étais en U17 et je suis passé en deux mois de 17 ans à la Ligue 1, devant 50 000 spectateurs. C’était un truc incroyable, extraordinaire. C’était le premier match dans le nouveau Vélodrome, avec Bielsa. Vraiment incroyable. C’est le rêve d’un joueur de commencer avec le club qui l’a formé."

Maintenant, avec du recul, avez-vous des regrets de ne pas avoir réussi à vous imposer à Marseille ?
"Je pars du principe que dans la vie, il ne faut rien regretter. Après c’est sûr qu’avec du recul, je n’aurais pas fait quelques petites erreurs mais je n’ai aucun regret. C’est le club qui m’a formé, m’a lancé dans le monde professionnel, qui m’a offert mon premier contrat pro. Je les remercie d’ailleurs."

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vos « petites erreurs » ?
"C’est d’avoir cru que j’étais déjà arrivé en haut, alors que ça ne faisait que commencer. Je me suis trop reposé sur mes lauriers aussi. Quand t’es au contact des Gignac et tout, eux ils ont 400 matchs en L1 et moi 1 ou 2… Pourtant je me croyais au même niveau qu’eux, c’est ça l’erreur. Alors qu’en fait, c’était tout le contraire, je devais redoubler d’efforts, travailler encore plus et plus me concentrer. Les cadres et Bielsa m’ont aidé car ce n’était pas évident pour moi. Je suis passé d’une année où je m’entraînais avec les 17 ans à quelques entraînements avec les pros… J’ai vraiment découvert le monde pro à partir de la préparation estivale avec Bielsa. Je n’avais pas l’habitude des charges d’entraînement, tout ça. C’était vraiment un nouveau monde que je découvrais."

Est-ce difficile à encaisser pour un jeune ?
"J’ai été repéré en faisant une détection en Martinique et je suis venu à 12 ou 13 ans à Marseille au centre de formation. C’était difficile à gérer, tu découvres la Métropole, tu quittes le soleil pour le froid. J’étais vraiment tout seul, je n’avais pas mes frères et sœurs. Ma famille était loin, à 8000 km de moi, ce n’était pas évident. Mais Gignac et Payet m’ont pris sous leurs ailes. Ça a été beaucoup mieux après… Maintenant, au fil des années, j’ai pris l’habitude. Je ne vais pas dire que la Martinique ne me manque pas, c’est mon île, là où je suis né, mais je me sens beaucoup mieux en France qu’auparavant."

Quand on voit Maxime Lopez chez les pros à Marseille aujourd’hui, vous ne vous dîtes pas que vous auriez pu être avec lui à l’OM….
"Si, je me le dis mais chacun son chemin. Je suis très content pour lui, il le mérite. Je n’envie personne, au contraire. Je suis très fier d’avoir joué à ses côtés et de voir ce qu’il fait. C’est un petit peu plus compliqué pour lui en ce moment mais je ne me fais pas de souci pour lui."

Avez-vous eu du mal à digérer ce départ de Marseille ? Considérez-vous ça comme un échec ?
"Pas du tout ! C’est une nouvelle étape, un nouveau challenge, je ne regrette rien ! Je ne considère pas ça comme un échec puisque c’est le club qui m’a lancé chez les professionnels. J’ai fait des voyages, côtoyé des grands joueurs donc non, ce n’est pas un échec bien au contraire. J’ai beaucoup appris."

La totalité de l'interview à lire ici

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