Angers

Pickeu s'exprime sur son départ surprise du SCO

Commentaire(s)

Muet depuis son éviction du SCO d'Angers au printemps, Olivier Pickeu intervient dans la presse pour exprimer sa surprise et son intention de défendre ses droits.

Il y a presque quatre mois, le 10 mars, Olivier Pickeu était mis à pied par le SCO d'Angers, avant son licenciement le 10 avril. Muré dans le silence depuis, l'ex-manager général du SCO revient sur son éviction dans deux entretiens accordés à L'Equipe et à Ouest-France, ce mardi. Il raconte l'étonnement provoqué par l'annonce de sa mise à pied par Fabrice Favetto Bon, tout juste nommé président délégué suite à la mise en examen de Saïd Chabane. "Je croyais que c'était une plaisanterie", confie Pickeu.

"Avec Saïd Chabane, on enchaînait sur une neuvième année. Ce n'est pas un chiffre logique dans le football. Forcément, par moments, il peut y avoir des tensions, mais là, il n'y avait rien de particulier", poursuit-il. "C'est d'une violence terrible. C'est comme si on était viré de chez soi. Je ne pouvais plus entrer dans les locaux, plus parler aux joueurs, au staff. Je pensais partir du club la tête haute, avec le torse bombé. Je ne me l'étais pas imaginé."

Deux motifs de licenciement

Licencié pour "fautes caractérisées et répétées de nature à porter atteinte aux intérêts du club", Olivier Pickeu assure qu'il n'a rien à se reprocher et prévient qu'il "va contester la méthode avec laquelle (il a) été licencié abusivement", le 9 septembre prochain, date de sa convocation devant le conseil des prud'hommes. Il expose ensuite ce qui lui est reproché, dans le détail. "Premièrement, un dénigrement envers le président et l'entraîneur. Deuxièmement, un document signé qui empêcherait le club de percevoir les indemnités de formation d'un jeune (Marveen Moreira) qui a joué deux ans chez nous."

Pickeu admet néanmoins avoir pensé à quitter le SCO de son propre chef, suite aux accusations portées contre son président Saïd Chabane. Quatre femmes (1 salariée, 3 ex-salariées du club) ont porté plainte contre ce dernier pour agressions sexuelles aggravées. "À partir du moment où, au mois de février, le président est mis en examen, qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer, qu'un autre président est nommé... Bien entendu que j'avais réfléchi", explique l'ex-dirigeant, qui assure n'avoir "pas encore défini (son) choix" quant à sa prochaine destination.