L1

L'OM domine Strasbourg et repart de l'avant ! (résumé et notes)

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Après une série de quatre matchs sans victoire, l'Olympique de Marseille a renoué avec le succès face à Strasbourg (2-0) en clôture de la 10ème journée de Ligue 1. Les Olympiens grimpent au pied du podium et enfoncent le Racing qui reste dans la zone de relégation.

Ligue 1 - 10e Journée

Marseille
2 - 01 - 0 Strasbourg
B. Kamara 3'
K. Strootman (P.) 90' +5

Le stade Vélodrome était le théâtre d'un match entre deux équipes malades ce dimanche. Privé de victoire lors des quatre dernières rencontres, l'Olympique de Marseille se devait de réagir afin de rester dans le haut du tableau. De leur côté, les Alsaciens se présentaient dans l'enceinte marseillaise en pointant à l'avant-dernière place du classement. Afin d'essayer d'apporter un élan nouveau à sa formation, Thierry Laurey décidait de troquer son habituelle défense à trois pour une défense plus traditionnelle avec quatre hommes, amputée tout de même de Djiku et Mitrovic, tout deux suspendus. Un choix qui pouvait justifier les propos tenus par l'entraîneur strasbourgeois récemment, lui qui regrettait les nombreux buts encaissés par son équipe sur des situations parfois anodines. Mais malgré cette décision tactique, le technicien alsacien faisait la moue rapidement puisque son équipe se faisait surprendre sur la première phase arrêtée de l'OM.

Contrairement à Strasbourg, Marseille enregistrait un retour en défense, celui de Boubacar Kamara. Et le minot signait son retour en offrant l'ouverture du score à son équipe très tôt. A la suite d'un coup-franc de Benedetto détourné par le mur, Strootman remisait sur le défenseur en retrait. La tentative de ce dernier était détournée par Ajorque et trompait Sels (2e, 1-0). L'OM réalisait donc l'entame idéale et faisait le choix de calmer le jeu durant les minutes suivant ce but, afin de ne pas céder à l'euphorie. Cette gestion était symbolisée par la paire Rongier - Lopez, véritables électrons libres de l'entre-jeu marseillais pour permettre à leurs coéquipiers de trouver des solutions entre les lignes. Ceux-là n'avaient d'ailleurs aucun mal à faire circuler le cuir tant les Strasbourgeois ne proposaient aucun pressing en réponse à l'enchaînement de passes de l'adversaire.

Caleta-Car tout proche du break, Sarr veille au grain

Pas attaqués, les marseillais ne se privaient pas pour revenir dans la moitié de terrain adverse et approcher les cages de Matz Sels. Preuve de ce laxisme défensif chez les Alsaciens, Caleta-Car prenait les mètres et se servait de Radonjic comme point d'appui. Le Serbe, d'une talonnade astucieuse, lançait le défenseur croate dans la surface, dans le dos de la ligne défensive. En l'absence de coéquipiers dans l'axe, Caleta-Car armait un tir puissant au premier poteau, lequel venait fracasser l'angle du but (20e). Les manques offensifs du Racing se faisait de nouveau ressentir dans cette partie, et sur les quelques incursions en territoire ennemi, les attaquants alsaciens croisaient souvent la route de Bouna Sarr, propre dans ses interventions face à Ajorque et Bellegarde. A la pause, les pensionnaires du Vélodrome regagnaient les vestiaires avec l'avantage au score, logiquement, mais sans avoir paru forcer leur talent.

Au retour des vestiaires, après quelques minutes compliquées, Strasbourg semblait sortir - un peu - de sa léthargie sous l'impulsion de ses milieux de terrain et notamment Adrien Thomasson, joueur le plus en vue dans les rangs alsaciens. Mais le mieux aperçu chez les joueurs du Racing n'était que sporadique et trop peu important pour espérer recoller au score. A l'inverse, les marseillais se montraient plutôt incisifs sur leurs occasions et Radonjic touchait du bois à son tour. Lancé côté droit par Sarr, Germain déposait un centre au second poteau où le Serbe reprenait en demi-volée mais son tir terminait sur la barre transversale (55e). Comme lors du premier acte, un faux rythme s'installait avec des marseillais gestionnaires et des strasbourgeois pas suffisamment entreprenants. Mais à trop vouloir gérer leur avance, les hommes de Villas-Boas restaient sous la menace avec cet avantage de seulement un but.

Strasbourg pousse timidement... puis craque.

Les meilleures opportunités restaient néanmoins pour le club à l'étoile. Entré à la place de Radonjic, Khaoui faisait frémir Sels en décochant une reprise de volée qui filait non loin de la lucarne (70e). Strasbourg tentait alors de revenir mais le manque de poids offensif était criant. La défense marseillaise ne tremblait pas mais multipliait les renvois peu académiques, rendant trop facilement le ballon à l'adversaire. Finalement, alors que les supporters marseillais lançaient le Classique de dimanche prochain en tribunes, Benedetto, lui, était récompensé pour son abnégation et obtenait un penalty suite à une faute de Simakan, pris par le crochet de l'Argentin. En joueur d'expérience, Strootman se chargeait de le tirer et de le transformer d'un contre-pied parfait (90e+5, 2-0). L'OM renoue ainsi avec la victoire et s'installe à la quatrième place, à huit points du leader parisien, son prochain adversaire.

Photos Matchs : Marseille 2 - 0 Strasbourg