Confiance, concurrence, style de jeu : Valère Germain évoque tous les sujets


Valère Germain fait un point
Valère Germain fait un point

Ces dernières semaines, Valère Germain paye le retour en grâce de Kostas Mitroglou. Mais avant Salzbourg, le Français appelle à l'union sacrée et se concentre uniquement sur l'équipe.

Entre Valère Germain et Kostas Mitroglou, Rudi Garcia dispose de deux options différentes pour peser sur les défenses adverses. Alors que l'attaquant français de l'OM a commencé 2018 d'une fort belle manière, il paye, depuis quelques temps, le retour en grâce du Grec, décisif ces derniers temps. À tel point que les statistiques de l'ancien Monégasque sont bien décevantes : 1 seul but sur les deux derniers mois. Mais, malgré une confiance qui diminue jour après jour, Germain ne se fait pas trop de souci et continuer de travailler.

"Il y a des moments où sur un centre, le ballon me tombe dessus et d'autres périodes où malheureusement, non, le ballon va au deuxième. Mais ça peut aller très vite, si ça se trouve au prochain match je vais rentrer et marquer, c'est ce qui est beau dans le football, chaque match a sa vérité" explique le Marseillais dans un entretien à L'Équipe. "Je ne me prends pas pour un autre quand tout va bien et que je marque quelques buts, et j'essaie de ne pas m'enterrer quand ça va mal."

"Moi mon talent, c'est sans doute de jouer collectif, de penser collectif"

Questionné sur la concurrence et un possible malaise vis-à-vis de son statut pas forcément très clair, le Tricolore affirme que la "concurrence est toujours bonne", lui qui l'a connu à Monaco avec Mbappé et Falcao. "J'ai rarement vécu une concurrence malsaine dans ma carrière. Le coach nous fait alterner les matches, on est des attaquants avec des qualités différentes. Suivant les matches, le coach met un tel ou un tel. Je suis content qu'en ce moment Kostas marque parce qu'il nous permet d'engranger des points et ça nous permettra peut-être d'avoir la Ligue des champions à la fin de saison".

Conscient que son bilan est décevant (48 matchs, 16 buts, 6 passes), Germain se félicite tout de même de créer des espace pour ses coéquipiers pendant les matchs. "J'aimerais être un peu plus en lumière et marquer un peu plus de buts, mais souvent je fais des appels qui servent à mes coéquipiers, j'aime souvent couper au premier, et si le ballon n'arrive pas, cela veut dire qu'il y a un espace au deuxième. C'est un sport collectif, il faut savoir penser d'abord collectif, même si un attaquant doit penser d'abord à lui, à ses stats, j'ai toujours joué comme ça. Chacun son style de jeu, chacun son talent, moi mon talent, c'est sans doute de jouer collectif, de penser collectif". Et peut-être qu'il aura une grande carte à jouer jeudi face à Salzbourg, en demi-finale aller de Ligue Europa.