La drôle d'anecdote de Mendy sur ses rapports avec Bielsa


Benjamin Mendy a évolué sous les couleurs de l'OM entre 2013 et 2016.
Benjamin Mendy a évolué sous les couleurs de l'OM entre 2013 et 2016.

Reconnu pour son talent et ses qualités de défenseur très offensif, Benjamin Mendy l'est aussi pour son comportement, parfois inadapté au plus haut-niveau, que ce soit sur le terrain ou en dehors. Interrogé par L'Equipe, il assure toutefois avoir initié un changement dans ce domaine.

A 22 ans, Benjamin Mendy s'est enfin décidé à « tout remettre à plat ». C’est ce qu’il confie à L’Equipe, dans une interview publiée ce mardi matin, à l’aube du 8e de finale aller de Champions League à Manchester City (20h45), l’un, si ce n’est le plus grand rendez-vous de sa jeune carrière. Celle-ci a pourtant été jalonnée de frasques en tout genre, sur le terrain comme en dehors, à Monaco comme à Marseille ou au Havre, ses deux anciens clubs. « Cette image, c’est ma faute aussi », reconnaît-il. « Je ne suis pas là pour vous mentir ou me donner une image. Je suis quelqu’un qui aime rigoler. Pour moi, il faut profiter de chaque instant. Mais je fais passer mon métier avant tout. C’est vrai qu’il m’est arrivé de faire des choses pas compatibles avec le haut niveau. »

Bielsa l'a tancé sur son poids

La saison dernière, son entraineur Michel lui avait notamment reproché son hygiène de vie, ou encore son incapacité à se concentrer « sept minutes sur une vidéo »... « Je peux tenir, bien sûr », se défend Mendy. « Avec les vidéos de Marcelo Bielsa, je l’ai fait pendant longtemps. Celles de Michel, c’était différent... » Bielsa, justement, semblait lui avoir défini un cadre propice à sa progression. « Il savait comment me piquer. Le premier jour, il m’a dit : "Tu dois perdre deux kilos." Juste après, je pars pour le déjeuner, il se retourne vers moi : "Toi, tu ne manges pas." Ça m’a plu (…) On dirait que j’ai une carapace et que Bielsa et Jardim savent toucher mon coeur. Je ne marche pas à la carotte, mais au défi. »

L’un de ces défis est d’arriver à convaincre, une nouvelle fois, que sa réputation d’enfant terrible ne correspond pas à la réalité. « J’aimerais que les gens perçoivent ma vraie image : quelqu’un de cool, souriant, serviable. J’essaie de parler avec tout le monde, d’être ouvert », assure-t-il. « De l’extérieur, les gens vont peut-être se dire que je suis fou mais, de l’intérieur, les gens vous le diront : je suis quelqu’un qui a faim de foot et un leader. »