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La formation au coeur des ambitions de Jacques-Henri Eyraud

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Jacques-Henri Eyraud a dévoilé ses ambitions pour le futur de l'OM.
Jacques-Henri Eyraud a dévoilé ses ambitions pour le futur de l'OM.

Arrivé en Angleterre ce mardi où l'Olympique de Marseille est en stage de préparation, le président olympien Jacques-Henri Eyraud a dévoilé ses ambitions au sujet du nouveau cycle que débute le club.

Un chapitre se ferme, un autre débute. A l'issue de la saison dernière, Rudi Garcia a fait ses valises, remplacé quelques semaines plus tard par André Villas-Boas. Lundi, pour sa première sur le banc phocéen, le coach portugais a remporté son premier match face aux U23 de Stoke City (0-1). Interrogé par L'Equipe au sujet du nouvel entraîneur, Jacques-Henri Eyraud n'a pas caché son enthousiasme à l'idée d'avoir ce technicien aux commandes de l'équipe pour entamer ce nouveau cycle. "Il y a une curiosité, une excitation, beaucoup d'intérêt de comprendre sa philosophie. Je sens les joueurs vraiment très concernés. J'insiste sur son côté éducateur, il a un vrai goût pour la formation, l'éducation des jeunes talents, leur accompagnement, leur coaching. On le voit dans la façon dont il leur parle" a-t-il confié.

Malgré des contraintes financières importantes, AVB est prêt à relever le défi marseillais et à remplir l'objectif qui lui a été fixé. "André m'a étonné par son degré de confiance dans le groupe actuel. Sa place, pour lui, c'est de se qualifier en Ligue des champions. Cela reste notre objectif, mais je m'inscris maintenant sur un nouveau cycle, un deuxième cycle du projet, au long cours. Il va nous emmener jusqu'en 2024, c'est-à-dire au nouveau format de la Ligue des champions. Le moment clé sera la saison 2020-2021, qui marquera le démarrage du processus de sélection des clubs qualifiés pour la nouvelle formule de la C 1, en 2024" a déclaré JHE, qui veut voir l'OM figurer parmi les "32 ou 36 meilleures équipes européennes", notamment grâce au soutien des supporters. "Même lors d'une saison décevante comme la dernière, on a 53 000 spectateurs en moyenne (50 361 selon la LFP), on fait dix des quinze meilleures audiences en prime time, on est entrés dans le top 20 européen des réseaux sociaux. Mais le plus dur, c'est de montrer sur le terrain qu'on est dignes de rentrer dans ce cercle."

"La formation deviendra un élément fondateur de ce nouveau cycle"

Malgré ses grandes ambitions pour le club, le président reste conscient que l'aspect financier pourrait représenter un frein important, notamment sur le début de ce nouveau projet. "Son début est marqué par les contraintes du fair-play financier (FPF), celles d'un retour graduel à l'équilibre financier" a-t-il expliqué, avant d'expliquer qu'un changement était, quoiqu'il arrive, nécessaire. "Mais FPF ou pas, notre trajectoire financière n'était plus soutenable sur un cycle aussi long. On se serait dirigés vers l'équilibre financier, c'est nécessaire. Un club n'est pas une danseuse ou un gadget, c'est une entreprise. On est embarqués dans un schéma qui prendra trois ans, et qui sera difficile compte tenu de ce que l'UEFA nous impose."

Pour redorer le blason de l'OM, Jacques-Henri Eyraud a défini une stratégie très claire : miser sur la formation et les jeunes, comme le fait l'Olympique Lyonnais depuis plusieurs années. "On va passer à un modèle qui reposera sur la formation, sur la post-formation, sur des profils à former, à valoriser, et sur la diversification des sources de revenus. Nous ne sommes maîtres du stade que depuis six mois. C'est une étape importante pour nous" a-t-il confié, puis de poursuivre : "On a aussi un nouveau patron de la formation, Nasser Larguet, et j'ai rarement eu autant de références positives sur un candidat. On met tout en place pour mener cette transition. Une fois qu'on a dit ça, on doit faire en sorte que l'équipe soit compétitive". Avec cette volonté de s'appuyer sur la formation, JHE prouve qu'il porte un regard sur le long terme quant il s'agit du développement du club : "Il faut qu'on aille plus loin, que l'OM arrive souvent sur le podium, puisse avoir sa chance en Ligue des champions. C'est ce qui nous guide. Cela prendra du temps. La formation, qui n'a jamais été au coeur de la stratégie de ce club, deviendra un élément fondateur de ce nouveau cycle, et cela ne se fera pas en deux ou trois ans."