Les choix de Garcia interrogent de plus en plus...


Difficile d'y voir clair dans les choix de Rudi Garcia.
Difficile d'y voir clair dans les choix de Rudi Garcia.

Rudi Garcia, qui peine à trouver les solutions pour ramener son équipe vers le chemin du succès, enchaîne les choix forts depuis une semaine. Mais la plupart sont en contradiction avec son discours...

L'OM n'a plus gagné depuis neuf rencontres et se rapproche dangereusement de son triste record de douze matchs sans victoire, établi sous l'ère Deschamps en 2011-2012. Inévitablement, son entraîneur se retrouve au coeur des critiques. Si son président continue de le soutenir publiquement, Rudi Garcia est conspué sans relâche par les supporters Marseillais, qui réclament sa démission à chaque match au Vélodrome depuis le début de l'hiver.

Qu'en est-il de ses joueurs ? Leurs deux derniers matchs, contre Monaco (1-1) et St-Etienne (défaite 2-1), n'ont pas rapporté grand chose sur le plan comptable mais ont au moins prouvé que le groupe de Garcia ne l'a pas totalement lâché. Quelques-uns de ses choix sont pourtant surprenants et pourraient créer, voire accentuer une fracture avec certains joueurs. Inspirés, nos confrères de La Provence osent le renommer "docteur Rudi et mystère Garcia".

Sa gestion du cas Payet interroge

Le journal provençal énumère ainsi toutes les contradictions du technicien, qui répète à l'envi que son effectif est assez fourni au poste d'avant-centre (Mitroglou, Germain, voire Njie), mais utilise Lucas Ocampos à la pointe de son attaque depuis deux matchs, ou explique que les recrues estivales Nemanja Radonjic et Duje Caleta-Car ont besoin d'un temps d'adaptation, sans se priver de lancer l'attaquant serbe en fin de match à St-Etienne, juste après le but du 2-1 des Verts.

Mais le principal fait d'arme de "mystère Garcia", c'est la gestion du cas Dimitri Payet. Comme à Nantes début décembre, le milieu offensif a été laissé sur le banc au coup d'envoi dans le Chaudron. Pire, il n'est même pas entré en jeu, alors que son coach lui avait renouvelé sa confiance la veille en affirmant qu'il n'avait aucune raison de lui retirer le brassard de capitaine. Certes, l'ancien Lillois n'est pas dans la meilleure forme de sa carrière, mais ce décalage entre le discours et les actes de Garcia, dont il est censé être le relais dans le vestiaire, pourrait commencer à le peser. Et accentuer, automatiquement, l'impression de malaise ressentie actuellement dans les coulisses de l'OM.