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Villas-Boas revient sur son faux-départ au printemps

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Dans une longue interview à L'Equipe, André Villas-Boas revient sur son faux-départ de l'OM, au printemps dernier, suite aux départs successifs d'Andoni Zubizarreta et Albert Valentin.

Il y a deux mois, dirigeants, joueurs et supporters marseillais retenaient leur souffle, craignant le départ de leur entraîneur André Villas-Boas. Echaudé par le limogeage de son directeur sportif et ami Andoni Zubizarreta (suivi par le responsable du recrutement Albert Valentin), le technicien portugais menaçait de claquer la porte, à un an de la fin de son contrat. Après quelques jours de réflexion, il a finalement fait le choix de rester en Provence, où son équipe a terminé 2e de Ligue 1, se qualifiant ainsi pour la Ligue des Champions. Ce retour en C1 a justement pesé dans la décision d'AVB. "Oui, la Ligue des Champions, un peu, j'y ai pensé", confie-t-il dans une interview à L'Equipe.

Mais ce n'est pas tout. Là où tout a basculé dans l'esprit de l'entraîneur olympien, c'est quand ses joueurs l'ont convaincu de rester. "Les joueurs, et seulement les joueurs, ont été la clé pour me faire changer d'avis", révèle Villas-Boas, également convaincu par "l'OM, comme club, la ville de Marseille, qui (l'a) toujours respecté, et le fait (qu'il se) sente très bien en France". "C'est d'ailleurs la première chose que j'ai voulu faire le jour de la reprise, leur rendre hommage. J'ai fait une petite réunion à la Commanderie, après les tests Covid, et je leur ai dit merci. J'ai eu beaucoup d'entre eux au téléphone, pendant des jours d'incertitude par rapport à mon futur à l'OM, et ils ont fait en sorte que je change d'avis. Parfois, une personne peut changer d'avis."

Villas-Boas ne ferme pas la porte à une prolongation

Une bonne nouvelle, en tout cas, pour Frank McCourt et Jacques-Henri Eyraud, qui "voulaient absolument" le faire rester. "Si je quittais l'OM, cela pouvait donner envie aux joueurs de chercher des sorties. J'ai voulu bien l'expliquer à Frank et Jacques-Henri. Ils m'ont dit qu'ils voulaient absolument que je reste", poursuit l'ancien manager de Chelsea. Quant à ses relations avec son président, elles se sont réchauffées. "Ça va mieux. La ligne directe a changé un peu les choses, parce qu'on est obligés d'être en contact tous les jours. On a maintenu une ligne correcte, professionnelle, et cela marche bien."

Au point d'envisager une prolongation, alors qu'il avait décliné une proposition de deux années supplémentaires (jusqu'en juin 2023), plus une option (liée à une qualification en Ligue des Champions pour 2023-2024) ? "C'était trop tôt. On venait d'avoir une grosse confrontation, et je ne pensais pas que c'était le moment", explique-t-il d'abord sur son refus, avant d'être interrogé sur une potentielle nouvelle tentative de sa direction. "Je ne sais pas, les choses sont bien comme ça, on travaille bien, on va regarder comment la saison va se dérouler." Rendez-vous le 22 août.