Rachat OM

Ajroudi visé par un maître chanteur, Boudjellal pousse un coup de gueule

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Associé à Mourad Boudjellal dans le projet de rachat de l'OM, Mohamed Ayachi Ajroudi serait la victime d'un maître-chanteur, qui menacerait de ternir son image dans la presse.

Un nouveau pavé dans la marre. Deux semaines après avoir confirmé être à la tête d'un projet de rachat de l'Olympique de Marseille, puis enchaîné les interventions médiatiques à ce sujet, Mourad Boudjellal reprend la parole dans un entretien avec RMC Sport pour monter au créneau face aux détracteurs de son collaborateur, l'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi. Selon lui, ce dernier est victime d'un maître-chanteur, qui menace de se servir de la presse pour ternir son image !

"Ce que je voudrais dire c’est que monsieur Ajroudi a été victime d’une campagne de dénigrement importante, qui va très loin et pour des raisons que l’on connait a priori. Il a été victime d’un maître-chanteur qui agit auprès de certains journalistes. C’est un maître-chanteur qui a pignon sur rue sur Twitter et qui lui a demandé une somme d’argent, en l’occurrence 60.000 euros, pour ne pas le dénigrer", détaille Boudjellal. "Il a ajouté 'sinon, je vais donner des infos bidon à des journalistes qui vont te dénigrer'. Un dépôt de plainte a donc été fait."

Boudjelllal semble convaincu de la crédibilité d'Ajroudi. "J’ai rarement autant reçu de textos de gens qui me disent 'méfie-toi' et qui me font passer pour un naïf. Je ne suis pas naïf. Je me suis renseigné et j’ai des recommandations. Je sais comment vit monsieur Ajroudi. Il y a des trucs qui me font marrer quand j’entends qu’il va au Georges V, mais pour boire un café. Non, ce n’est pas vrai. J’y suis allé plusieurs fois avec lui, il ne prend pas un café et je ne fais pas la vaisselle. Je vois comment il vit, je connais les moyens dont il dispose", assure l'ancien président du RCT.

Boudjellal en a aussi après certains journalistes

L'habitué des "Grandes Gueules" concède toutefois qu'une part de mystère est préservée par son acolyte. "Je vais vous donner un scoop, monsieur Ajroudi vient de rentrer dans le capital d’un club de rugby de Top 14 (...) Ça fait partie des choses que je ne savais pas et que j’ai découvertes. Il fait beaucoup de secrets. Il est très mystérieux par moments", admet Boudjellal. "J’ai pris des renseignements chez des gens très, très haut placés, notamment au Bahreïn, et les renseignements ont été plus qu’élogieux", poursuit-il, avant d'évoquer de nouveau ce fameux maître-chanteur. "Ce n’est pas du tout ce qui est dépeint par un maître-chanteur, qui fait du lobbying auprès de quelques journalistes car il n’a pas touché les 60.000 euros qu’il réclamait au téléphone."

Pas question, en revanche, de dévoiler l'identité de la personne concernée. "Je le connais mais je n’ai pas envie de le donner. Je pense que monsieur Ajroudi fait ce qu’il faut en matière pénale, car nous sommes dans une tentative d’extorsion de fonds. C’est de là que vient toute cette campagne de dénigrement qu’il a subie. Mais il va y avoir match au retour", prévient Boudjellal. "Chez certains journalistes, et je respecte cette profession, il y a un ton passionnel autour de ce sujet. Je peux le comprendre parce que le fonds de commerce d'un ou deux journalistes est d’être informé sur des scoops. Ils sont hors du jeu quand ils n’ont pas eu une information. La seule façon de revenir dans le game est de dire que ce n’est pas vrai car ça leur permet d’exister. Mais là, ça va au-delà de ça. Il y a un côté passionnel, passionné, qui rime avec payé."