Zubizarreta raconte les dessous du feuilleton Balotelli


Andoni Zubizarreta se livre sans concession sur le dossier Balotelli.
Andoni Zubizarreta se livre sans concession sur le dossier Balotelli.

Longuement interrogé par nos confrères de La Provence, Andoni Zubizarreta s'est confié sur la manière dont il a mené le dossier Mario Balotelli, serpent de mer du mercato marseillais durant tout l'été.

On en a entendu parler tout l'été à Marseille et aujourd'hui, le non-transfert de Mario Balotelli à l'OM continue de faire couler de l'encre. Dans une longue interview accordée à La Provence, Andoni Zubizarreta raconte les coulisses de cette affaire aussi longue que rocambolesque. "On a tout fait pour qu'il vienne, lui aussi", confie le directeur sportif Marseillais. "On a commencé très tôt avec lui, dès la fin de saison dernière. Je connais bien son agent (Mino Raiola), on a commencé à discuter. Quand un projet comme celui-là prend autant de temps, même s'il y a eu la coupe du monde au milieu, certaines fois, quand tu rentres chez toi, tu es convaincu que ça se fera ; d'autres fois, au contraire, tu te dis que ça ne se fera pas... C'était le cas sur ce dossier."

Le 8 juillet, l'optimisme était pourtant de rigueur quand l'attaquant italien a été aperçu devant le portail de la Commanderie. Un épisode sur lequel revient Zubizarreta... "L'avancée des négociations nous a fait penser que ça se ferait. Normalement, quand tu travailles sur un dossier, tu dois sentir si tu marches main dans la main avec le joueur. Il peut y avoir des discussions autour, des questions, un intermédiaire qui se greffe au milieu... Mais tu dois toujours sentir que les trois parties avancent dans la même direction. Avec Mario, on a marché ensemble à certains moments, pas à d'autres", explique le dirigeant Basque. "Il avait la volonté de jouer à Marseille, il l'a dit."

Zubizarreta : "Ah, les dirigeants de Nice..."

Soucieux de conserver de bonnes relations avec l'agent de "Super Mario", le puissant Mino Raiola, Zubizarreta réfute l'idée selon laquelle l'homme d'affaires néerlandais aurait réclamé une commission trop importante, ou qu'il se serait servi de l'OM pour faire monter les enchères avec d'autres clubs. "Non, je ne pense pas", assure-t-il. "Il a travaillé pour les intérêts de son joueur, il pensait que l'OM serait un bon projet, sinon il n'aurait pas entamé les discussions." En revanche, "Zubi" se montre plus amer vis-à-vis des dirigeants Niçois, qui ont enchaîné les sorties médiatiques pour pointer du doigt les méthodes de leurs homologues Marseillais dans ce dossier. "Ah, les dirigeants de Nice. Je crois, et c'est sans doute ma faute, qu'on ne s'exprime pas durant le mercato, qu'on préfère travailler dans la discrétion. Après, chacun raconte l'histoire comme il le veut."

Jean-Pierre Rivère, quelques heures après la clôture du mercato, avait défrayé la chronique en prétextant que l'OM avait raté Balotelli pour 1,5 M€. "Je ne pense pas que cela ait été notre problème. Mais il a le droit de dire ce qu'il veut, et ce n'est pas à moi de discuter avec le président de Nice", précise le placide Zubizarreta. "Et puis, même si tu n'arrives pas à conclure un accord, il faut savoir bien finir un dossier (...) Rien ne dit qu'on ne va pas négocier avec Nice l'été prochain pour d'autres joueurs ou que Nice ne voudra pas négocier avec nous pour certains de nos joueurs." Mais pour négocier avec Balotelli, libre au 30 juin prochain, l'OM n'aura cette fois pas besoin de discuter avec l'OGC Nice. "Oui, mais ce sera peut-être plus difficile sans contrat !", souligne Zubizarreta. "On verra, on a du temps..."